Quand on créé ou qu’on reprend une activité touristique, la communication sur internet est incontournable. Je voulais dans cet article partager mon expérience dans le domaine du développement de site web à caractère touristique.

Trois possibilités de présence sur internet, qui peuvent dans une certaine mesure, se combiner

l’inscription sur des sites de réservation

Ils sont particulièrement nombreux au Maroc, plutôt bien référencés, et ils trustent souvent les premières pages de résultat. L’inconvénient : ils ne donnent pas, généralement, un accès direct à l’hôtel (ni adresse internet, ni téléphone), prennent une commission non négligeable, et présentent aussi en même temps vos concurrents.

l’utilisation d’un portail qui fournit un modèle standard pour le site, avec un nom de domaine propre.

Là l’hôtel garde la main sur ses clients, mais paye une redevance au portail. L’inconvénient : les sites des différents hôtels ne sont que des pâles copies les uns des autres, il y a généralement peu de places pour les photos, et pour tout dire, il est difficile de faire passer la personnalité de l’hôtel. Mais certains portails apportent un bon référencement.

Attention aussi, certains sont particulièrement malhonnêtes, et truffent votre site de liens renvoyant vers le portail lui même, et donc la centrale de réservation.

Son propre site

A priori la solution la plus difficile à référencer. Quand on a un riad à Marrakech, on se demande comment pouvoir lutter seul pour se faire une bonne place dans les 2.100.000 résultats renvoyés par Google ? C’est pourtant possible, par exemple le deuxième lien est un site de riad (et je donne un exemple qui n’est pas un de nos clients).

Cela demande du temps et du travail, et pour être honnête les trois quarts des sites faits par les agences locales ou européennes ne sont pas au niveau de qualité nécessaire, que cela soit graphiquement ou techniquement. En revanche à terme, c’est la meilleure solution, elle permet la maîtrise de son flux de clients, et du contenu de sont site.

Quelle stratégie choisir ?

Il est tout à fait possible – et même recommandé – de s’inscrire sur des sites de réservation. En revanche le choix entre un site propre ou un site via un portail est assez difficile à remettre en cause, car si vous décidez de changer, vous allez vous retrouver en quelque sorte à lutter contre vous-​​même, et pendant un temps certain votre site sera désavantagé face à celui que vous aurez fait sur un portail.

Or pour une activité touristique, le site internet est aujourd’hui un des actifs essentiels, et il devient difficile, voir impossible, de vraiment développer une clientèle directe sans site. Clientèle qui sera toujours beaucoup plus rentable que celle des agences.
Pour pouvoir maîtriser cela, je recommande toujours de faire un site indépendant d’un portail.

Les 10 règles de base pour un bon site

(Que bien entendu je n’applique pas sur mon site pro, que je n’ai toujours pas eu le temps de faire)

  1. Ne mettre en ligne qu’un site complet, au moins dans une langue.
  2. Faire un site simple, en évitant le flash.
  3. Éviter à tout prix une page d’accueil sans contenu, destiné au choix de la langue, par exemple. Pour cela il existe d’autres solutions.
  4. Soigner la qualité graphique, l’orthographe, la navigabilité. Avoir un site visible aussi bien sur Internet Explorer que sur Mozilla-​​Firefox qui représente environ 20% des internautes européens.
  5. Faire une mise en page fluide, qui soit aussi bien lisible sur les 800×600 des cyber-​​cafés marocains qu’utilisent les touristes en recherche d’hôtel en urgence que sur les grands écrans à haute définition de ces mêmes touristes qui organisent leur voyage à partir de leur bureau.
  6. Penser les textes en fonction de votre stratégie de référencement : mots clés principaux, et « longue traîne », qui peut vous apporter jusqu’à 60% de votre trafic si vous êtes positionné sur un mot clé aussi difficile que riad Marrakech.
  7. Organiser votre référencement pour Google en priorité. Si aux États-​​Unis Google ne représente que 60% des recherches, en Europe cela dépasse les 90%.
  8. Éviter les techniques « sales », car si elles peuvent apporter un classement correct, vous êtes aussi à la merci des changements d’algorithme de Google, ou tout simplement d’une dénonciation. Un site propre conservera son classement.
  9. Soigner son référencement et la qualité des liens. En ce moment les classements Webs sont secoués par un de ces changements d’algorithme, et des sites plongent dans les profondeurs du classement.
  10. Donner confiance par son contenu, en donnant ses références officielles, une adresse, un numéro de téléphone fixe, un numéro de patente.
    (Oui je sais, une de plus) Faciliter au maximum la prise de contact, par mail, par formulaire, par téléphone, par fax…

Ce qu’il faut vérifier pour choisir son prestataire

La première chose à voir, bien sûr, c’est de juger sur pièces, avec les sites qu’il a déjà réalisés.

Se mettre d’accord sur la stratégie d’hébergement, et vérifier que par contrat, on dispose de son nom de domaine, de l’accès à l’hébergement, et des sources ?

Définir un contrat précis quant au contenu du site, à la date de lancement, au mode de rémunération. Eviter à tout prix les amateurs, les gens qui vont font gentiment un site gratuitement en France, etc…

Parler de maintenance, savoir quelles seront les modalités de modification du site, combien cela coûtera, etc…

Mettre en place une stratégie de référencement manuel. Fuir comme la peste les gens qui vous promettent une première place dans Google, aucun professionnel sérieux ne peut s’engager à cela. De même fuir toutes les solutions de référencement automatique et de soumissions dans des centaines d’annuaires, qui vont surtout vous faire plonger…

En résumé

Un site internet est plus qu’une simple vitrine. Dans le domaine touristique, c’est un apporteur d’affaires, qui doit être aussi bien soigné que la prestation elle-​​même. C’est un actif qui se gère et s’entretient, et qui demande beaucoup de professionnalisme dans un marché extrêmement concurrentiel comme celui du Maroc.

J’interviens de plus en plus souvent dans la refonte de sites qui à l’origine ont été mal pensés, ou baclés. En appliquant ce genre de stratégies, il faut environ 6 mois à nos clients pour apparaître sur la première page de Google. Pour certains d’entre eux ils sont le premier site « non-​​portail », et parfois jusqu’à une vingtaine de pages les séparent du prochain site d’hôtel

En tant qu’individu, quand il m’arrive de chercher un hôtel donné, je suis exaspérée par ces portails de réservation. A cause d’eux, je suis parfois obligée de chercher le site de l’hôtel en question sur la 4° ou 5° page de Google. Ce n’est absolument pas normal : quand on fait une recherche sur sa propre marque, on doit sortir en première page, et normalement en première position.

A l’inverse, ce n’est pas un signe de qualité : les gens qui cherchent cela savent déjà qu’ils veulent venir chez vous. Là où il faut se battre, c’est sur les requêtes concurrentielles, sur le nom de l’endroit où vous vous trouvez, par exemple.

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