J’ai reçu aujourd’hui un très gentil mail de quelqu’un avec qui je travaillais autrefois, dans mon autre vie, quand j’étais chef de projet. Une très gentille fantômette qui se manifeste après… déjà 7 ans, bou Diou ça ne me rajeunit pas !

Cela m’a replongé dans une époque pas très drôle, à un moment où le boulot était plus qu’oppressant, où partir était devenu une question de survie, au sens premier du terme. Gros projet, et conditions de gestion politiques de ce projet absolument odieuses. C’est à ce moment là que j’ai commencé à avoir envie de partir, j’ai pris la tangente en Allemagne, un boulot similaire, mais sans le stress, et la possibilité de s’abstraire de la politique (jusqu’à ce qu’elle me rattrape et me licencie, mais j’étais plutôt pour). Pendant les 3 ans où j’ai travaillé en Allemagne, j’ai mûri mes envies, fait le tri entre l’accessoire et l’essentiel, tourné bien des pages (un gros dictionnaire… ) et quand l’occasion marocaine s’est présentée, j’étais prête.

Faire ce changement de vie demande d’être sûr de soi, de ce que l’on veut, et de sa capacité à se débrouiller. Passer de cadre sup à photographe-​​webmaster-​​guide indépendant au Maroc ça veut dire abandonner la sécurité de la feuille de paye mensuelle, et une chute vertigineuse des revenus.

Mais cela veut dire aussi faire ce que j’aime, ne plus dépendre des ambitions des autres, et de leurs stratégies internes, faire mon boulot comme cela me semble logique, et quand cela ne va pas, me donner à moi même des coups de pied au cul, au lieu d’être prise dans un réseau de justifications et d’excuses où la règle veut qu’on repasse la patate chaude à un autre.

J’ai eu la chance de pouvoir sortir de tout cela. J’ai choisi de travailler mieux (toujours autant) et de gagner beaucoup moins, pour vivre mieux. Et je ne me vois pas revenir en arrière. Je ne peux même pas l’imaginer.

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