J’avais commencé à répondre à casazone, mais finalement ma réponse s’allongeait beaucoup, et puis son commentaire soulevait des points intéressants, et permettait de clarifier la confusion habituelle dans l’esprit de beaucoup de gens entre codage, design, SEO, SEM, positionnement et traffic.
Ma réponse s’est donc transformée en post.

Savez vous que vous 11 regles ne valent rien aussi si on parle du vrai seo.
Un bon referencement web ne vient pas d’un bon referenceur web.
Si vous etes un bon web designer et tres tres mauvais seo mais fournissant du contenu interessant vous pouvez avoir des millions de visiteurs par jour.

meme une page web qui contient des erreurs d’ecriture de tag peut avoir un pagerank meilleur qu’une page travaillé par soit disant expert en seo. Le seo c’est comme le consulting: vous pouvez payer des sommes enormes pour des conseils bidons alors que vous pouvez avoir les meilleurs conseils gratuitement.

Pour clarifier les choses, les 11 règles sont la série « 11 règles pour faire un bon site », série qui tout à bien d’autres aspects que le SEO, puisqu’un bon site, c’est en résumé un site facile à construire, facile à maintenir, facile à référencer, et vendeur. Le SEO ne concerne qu’un des quatre aspects, le « facile à référencer ».

C’est quoi, le vrai SEO ?

A dire vrai, je ne connais pas de faux SEO. J’en connais du black hat (techniques « interdites » par Google, et qui peuvent conduire votre site à plonger une fois qu’il est identifié, mais qui peuvent le propulser en attendant) et du white hat, j’en connais de l’efficace et du mauvais, mais je ne connais pas de « faux » SEO.
Le Search Engine Optimization c’est l’optimisation pour les moteurs de recherche. C’est différent du Search Engine Marketing, de la gestion de traffic, etc.
C’est d’une part l’optimisation de la structure du site pour pouvoir le référencer facilement sur les mots clés souhaités, et d’autre part le référencement proprement dit, avec essentiellement la « génération » (spontanée ou pas) de liens avec les bonnes ancres.
C’est tout, ni plus, ni moins.

Mais c’est déjà énorme.

Disons que pour un sportif, c’est l’équivalent du matériel. Rien ne remplace les muscles, l’entrainement et le mental, mais avec un mauvais matériel, vous pouvez être le meilleur, vous aurez du mal à gagner, ou alors vous transpirerez encore plus.

Un bon SEO dans un site, cela vous évite de transpirer trop, et la transpiration, en terme de positionnement, c’est de l’argent (pub, achat de liens, etc…) ou beaucoup de temps (ce qui revient à de l’argent).

Webdesigner, Webmaster et SEO

Reprenons nos « briques » qui forment un bon site.

Un site facile à construire et facile à maintenir

C’est le seul intérêt du respect des standards. Un site proprement construit évolue plus facilement, et vous évite de chercher le petit bug qui vient de devenir dramatique avec la nouvelle version d’Internet Explorer pendant des heures.
Il y avait autrefois les pages statiques, il y a eu ensuite les modèles, les éléments de librairies avec Dreamweaver ou FrontPage, il y a maintenant php ou asp, et xhtml qui vous permettent de séparer la structure de votre site, son contenu et sa présentation.
Quand je souhaite changer la présentation de mon blog, il me suffit de changer un fichier. Je n’ai pas, dans une seule page, une balise de formatage.

Ce n’est pas pour me satisfaire de la conformité aux normes W3C, c’est simplement parce que le jour où je change de thème, d’apparence, je change un seul fichier, et je n’ai pas besoin de repasser à l’intérieur de toute ma base pour corriger chacune des pages où j’aurais mis de la couleur pourpre dans un texte, couleur qui ne sera plus en accord avec mon nouveau thème.

La structure du site est contenue dans une dizaine de fichiers de « modèles », qui servent pour l’agencement des pages. Si j’ai une erreur de code quelque part et que je la corrige, elle est corrigée partout d’un seul coup.

Mais tout cela n’a aucune importance pour le SEO. Le même site, avec le même contenu et les mêmes balises structurantes, mais en tables avec plein d’erreurs de code se référencerait aussi bien (ou aussi mal).
Simplement il couterait plus cher à monter et à maintenir.

Les erreurs d’écriture de tag

Qu’est-ce que c’est ?
Casazone ne me donnant pas d’exemple, je suis bien obligée d’imaginer.
Les tags HTML se répartissent entre les metatags, ce sont les informations au sujet de la page, qu’on donne dans le header, le titre, la description et les mots clés, et les balises servant à coder la page.
Aujourd’hui, le tag (balise en français) keywords est complètement délaissé par tous les grands moteurs de recherche. Il ne sert quasiment plus à rien, sauf à deux choses :

  • pré-​​remplir le champs correspondant lors d’une inscription dans un annuaire
  • quand il est bourré comme une pochette surprise, servir de repoussoir, comme un indicateur de sur-​​optimisation

On peut d’ailleurs décider de ne pas le remplir.
La description semble de moins en moins utile, elle peut être utilisée par Google comme snippet pour l’affichage de vos pages dans les résultats, si Google ne trouve pas mieux. Mais les descriptions identiques ou trop courtes ne sont pas appréciées par Google, qui les signale dans sa console pour Webmaster. Donc à remplir avec soin.
Le titre, ou title est un des points importants, il est utilisé par Google pour le positionnement, il doit être soigné.

Donc une erreur d’écriture de tag dans deux cas sur trois n’a pas d’importance. Dans le troisième (le titre), si.

Maintenant si Casazone parle des balises servant à coder la page, il a eu tort de ne pas préciser… car certaines sont essentielles pour un bon référencement. Qu’on mette un une balise gras à la place d’une balise important, qu’on mette un span ou un div a peu ou pas d’importance pour le référencement.
Qu’on les ferme mal a aussi très peu d’importance pour le référencement, mais peut entièrement casser l’affichage.
En revanche, négliger les balises titres, ou les remplir avec des mots sans intérêt comme accueil, derniers commentaires (ce que je fais sur ce blog, qui n’est pas optimisé pour le référencement), c’est idiot.

Et le design dans tout ça ?

Un beau graphisme, et plus encore un graphisme efficace (rapide à charger, facile à comprendre, mettant les éléments essentiels immédiatement sous la souris, etc.) c’est important pour l’expérience de l’utilisateur.
Un beau graphisme, cela peut aussi vous casser une optimisation. Notamment avec le désir du client d’avoir des « jolies polices », et donc des images pour ses titres (et bonjour la maintenance du site).
Après il y a l’interface entre le graphiste et le codeur.
Le graphiste peut avoir tendance, pour se simplifier la vie et le css, à vouloir utiliser des titres là où il ne faut pas. Par exemple….

Web Editor ou CopyWriter et SEO

Nous sommes d’accord, encore une fois, le contenu est roi, content is king, une page avec un contenu unique et pertinent se positionnera mieux qu’une page sans contenu, et un site positionné avec du contenu retiendra plus ses visiteurs qu’un site sans contenu.
Après, le contenu, c’est comme la politique, c’est comme les plaidoiries d’avocats et les discours du PDG à la fête annuelle de l’entreprise, il y a ceux qui passent la rampe et les autres.
Le contenu brut n’existe pas.
L’écriture pour le Web est différente de l’écriture papier et de l’écriture d’un discours.
On structure un contenu en fonction de l’architecture de la page, on le structure avec des balises, et on le structure surtout en fonction des spécificités de la lecture sur écran.
Entre un truc qui fait toute la largeur de la page, sans interligne, sans espace, sans titre, sans retour à la ligne, et un texte clair et aéré, avec les points importants mis en évidence, qu’est ce que vous avez le plus envie de lire ?
Entre un texte abscons, et un texte avec des mots simples, que lisez vous le plus facilement ?
Quand je monte un blog pour un client, je propose une période d’accompagnement sur un mois, pour « apprendre à écrire pour le web« .
C’est un apprentissage technique (connaître les balises, apprendre à les doser, c’est aussi un apprentissage sur le vocabulaire, l’utilisation des synonymes, la construction d’une page, l’utilisation de la pyramide inversée… et la différence entre les premiers posts et ceux qui sont écrits au bout d’un mois ou deux est flagrante.
Mais il existe un excellent blog sur ce thème : Référencement, Design et Cie

Le plus gros pagerank du monde ne peut donner que ce qu’il a

A priori, dès qu’un référenceur me sort le pagerank comme argument, ma sonnette d’alarme se met à vibrer.
Le pagerank est aujourd’hui in indicateur parmi d’autres, le moins important, le moins significatif en terme de positionnement.
Le pagerank n’est qu’un classement des sites entre eux, en fonction du nombre de liens pondérés pointant sur chaque site. (Un lien d’un site avec beaucoup de liens vaut plus qu’un lien d’un site avec peu de liens).
Il fut une époque, ‘je vous parle d’un temps que les moins de vingt ans ne peuvent pas connaitre’, où un gros pagerank, indice de popularité, était synonyme de bon positionnement.
Entre webmasters, on se montrait sa petite barre verte comme ses objectifs entre photographes, et on capitalisait dessus, on vendait des liens.
Et puis Google a trouvé qu’on lui trafiquait trop ses résultats.
Des sites à gros PR sont tombés dans les SERP, des pages à PR nul peuvent être très bien positionnées sur des requêtes spécifiques, mêmes concurrentielles (c’est comme cela qu’un de mes petits PR3 est accroché en première page d’une requête très concurrentielle), des sites à gros PR ne transmettent plus de « poids » dans leurs liens.
Bref, argumenter sur le PR, c’est avoir un an de retard.
Dans le monde du référencement, c’est comme si on conduisait encore avec une voiture à vapeur. Ou une de Dion Bouton, c’est comme une grosse barre verte, c’est beau, mais ça ne sert à rien.

Soyons honnêtes, néanmoins, comme pour tout le reste, toutes choses égales par ailleurs, un bon PR vaut mieux qu’un mauvais.

Le SEO c’est comme le consulting…vous pouvez avoir les meilleurs conseils gratuitement.

Nous sommes tout à fait d’accord là dessus.
Il me semble juste — et c’était la raison de ma crise de rire — que 12.000 dirhams est loin d’être gratuit, et que ce que cette société montre de son savoir faire en SEO n’est pas transcendant.
Après ils peuvent être bons en génération de traffic, en campagne AdWords, en beaucoup d’autre chose…

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