Une info glanée chez Motrech, un article d’Abondance qui reprend une étude de Hitwise sur la structure des requêtes tapées par les internautes.

Les requêtes gagnent en longueur, on est de plus en plus bavard.
Les requêtes de 1 à 3 mots, qui trustent encore 65% des requêtes saisies reculent, au profit des requêtes « bavardes ».
Le plus intéressant, c’est que le pourcentage d’augmentation est d’autant plus important que la requête est longue.

On peut y voir plusieurs raisons :

  • les internautes apprennent à mieux se servir des moteurs, et à préciser leur demande
  • l’augmentation du nombre de pages web, les efforts d’optimisation diminuent la pertinence des résultats
  • les résultats apportés par les requêtes à un mot renvoient souvent sur les mêmes sites, Wikipedia, les news, les blog people et le buzz. Face au recyclage du contenu, l’internaute cherche à débusquer une info autre
  • une utilisation plus importante de la recherche en langage naturel. On pose des questions au moteur, je me souviens par exemple de quelqu’un arrivé sur le blog de notre agence de voyage à Ouarzazate en demandant quoi faire à Ouarzazate le week end avec sa cousine et un peu d’argent

 

L’impact sur la stratégie de référencement ?

La longue traine, la très longue traîne, prenant plus d’importance, il faut de moins en moins la négliger.
C’est donc à nouveau le contenu qui revient au premier plan, car c’est le seul moyen de constituer un « corpus » de texte suffisamment varié pour répondre à ces demandes.

D’ailleurs l’exercice rituel de certains blogueurs, qui de temps en temps listent les requêtes les plus bizarres leur ayant apporté des visiteurs, permet aussi de voir l’importance de celle-ci.
Sur Mezgarne, par exemple, 80% du trafic vient des moteurs, mais seulement 15% provient des requêtes phares pour lesquelles le site a été optimisé (avec succès).

Le linking interne et externe doit être diversifié. Il ne suffit pas de lier correctement ses pages entre elles, il faut le faire en variant les ancres. De même pour les liens externes.

Cela donne plus d’importance aux communiqués de presse (utilisés correctement, un article est en préparation), cela donne aussi beaucoup d’importance au flux RSS, et aux titres des articles.
Troisième jambe du trépied, les annuaires à liens profonds, avec une double incitation pour varier les descriptions : ne pas pénaliser la page où vous inscrivez votre annuaire, et augmenter votre longue traine.

Faut il toujours chercher à se positionner sur les requêtes à un mot ?

Oui et non, tout dépend de votre site et de votre thématique.
Paradoxalement, je pense qu’en général, les requêtes à un mot les plus concurrentielles sont aussi les moins intéressantes, en tout cas pour les sites qui cherchent à transformer leurs visiteurs via un acte de vente, ou un abonnement.

Autant, pour un site essentiellement monétisé par la publicité, un MFA en gros, la requête à un mot est très intéressante, car, par son imprécision, elle va pousser l’internaute à cliquer sur un lien pour en savoir plus, plus précisément, autant pour un site marchand, par exemple, il peut être nettement plus rentable de se concentrer sur des requêtes plus précises.

Parce que le positionnement est malgré tout plus facile, et parce que les visiteurs seront plus qualifiés.

Quitte à investir l’argent économisé dans des campagnes AdWords qui lui permettront, via les annonceurs, de récupérer des clients.

NB : cette étude a été faite aux Etats-Unis. Il serait intéressant de savoir si les tendances sont identiques en France.

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