C’est retombé aujourd’hui, après Panda, Pinguin, Venice, encore un tacle dans les sites de CP (voir le suivi sur Boost Bookmarks). Certains prédisent déjà la fin du référencement (soyons réalistes), d’autres honnissent tellement Google qu’ils l’abandonnent, oubliant que les visiteurs de leurs sites ne les suivront pas.

D’autres enfin, se décident à mettre en branle une démarche de qualité sur leurs « sites », faisant « enfin » ce qu’il faut pour les rendre intéressants aux visiteurs.

Parce que soyons honnêtes, la plupart des sites de CP, ce n’est pas la joie, c’est du texte, au pire difficilement lisible, au mieux sans intérêt, vu et revu, dont on se demande comment les rédacteurs ne se sont pas endormis en les rédigeant.

Un SEO de plus en plus payant

On semble donc partir dans une direction que les SEO US avaient explorées depuis longtemps : au lieu d’attendre paresseusement que des utilisateurs pas trop doués génèrent au kilomètre un contenu sans saveur, que l’on référencera facilement grâce à d’autres contenus sans saveur, des pligs, digs et publications automatisées, il commencerait à être question de faire du contenu de qualité, des sites de qualité, … et à faire payer dans la foulée, car oui, la rédaction et la modération sérieuse de sites de ce type prend autant d’argent et de temps que la création d’un site de contenu.

Bref, en même temps que Google monétise de plus en plus ses contenus, les référenceurs français finiraient par faire payer autre chose que les blasts de CP, accompagnant de façon intéressante et involontaire Google dans sa lente destruction du web gratuit.

C’est en quelque sorte « la revanche des littéraires ». Avec un WordPress, tout le monde peut assez facilement faire un bon site, d’un point de vue technique. Le remplir de contenu agréable et intéressant à lire est une autre affaire. Et faire « payer » le service n’est pas non plus un gage de qualité.

A terme, il va sans doute y avoir une différenciation plus forte entre les sites qui ont les moyens (de payer des rédacteurs, de faire du référencement de qualité sur des plateformes payantes) ou le savoir-​​faire nécessaire pour créer soi même ces contenus, et les autres sites, qui soit n’ont pas vocation à faire du contenu, soit ne peuvent /​ savoir faire, et qui vont investir de plus en plus lourdement dans le référencement payant et les campagnes Adwords.

Personnellement, je n’ai rien contre payer l’inclusion dans un site de « CP » payant. Depuis longtemps, je travaille avec un annuaire payant, qui m’apporte des visiteurs et de l’indexation. Mes critères pour accepter de débourser quelques euros sont :

  • la qualité réelle du site et de ses contenus. Il ne suffit déjà plus, à mon avis, de mettre « une photo une vidéo » pour durer à moyen terme ;
  • la confiance que j’ai dans le webmaster quant à la pérennité de son site, ou ma capacité à récupérer mes contenus en cas de site définitivement pénalisé, par exemple ;
  • la possibilité de « tester » sur une soumission normale l’apport réel du site … eh oui, je suis radine, et je n’ai pas envie non plus de perdre mon temps et mes euros sur un site qui a une « belle gueule » mais pas de retour ;
  • la gestion de plusieurs sites par un seul webmaster : je préfère concentrer les fournisseurs (ce qui ne veut pas dire que tous les sites doivent être sur les mêmes IP et liés entre eux)
  • et vous pouvez donc voir avec @Infiniclick , @Papilouve , @francesurf , @ekomerco , @axenetwit , @Littlebuzz … entre autres pour trouver de bonnes sources

Ca c’est le côté « pleine lumière de la force ». Reste aussi le côté « obscur », je spinne, je publie… mais ce n’est qu’un complément, un morceau de la stratégie.

L’évolution du SEO vers le SEM

Ce qui me frappe, dans les litanies des pleureuses post Pingouin, c’est le nombre de gens qui, manifestement, n’avaient pariés que sur une seule source de trafic. Qui utilisaient les réseaux sociaux « pour le référencement », et uniquement ceux pour lesquels il est facile de cross poster de façon automatisée (Facebook, Twitter…) ou qui, au cas où ils traineraient leurs profils vers des réseaux plus professionnels comme LInkedIn ou Viadeo, se contenteraient de spammer les groupes, en posant leur pub comme une fiente…

Diversifier ses sources de trafic est encore plus vital qu’auparavant. Cela veut dire, entre autres, « gâcher » de bons textes en les publiant ailleurs (combien de fois ai je lu des gens expliquer qu’ils préféraient publier chez eux qu’ailleurs, pour ne pas donner le résultat de leurs efforts à d’autres sites, gratuitement… oubliant qu’ailleurs, ce sont aussi d’autres lecteurs), cela veut dire aussi passer réellement du temps à interagir avec des professionnels. Je déconseille toujours de « faire twitter et facebook » quand on lance un site. Entrer sur un réseau, puis l’autre, y développer de réelles « amitiés », au lieu des faux amis visiblement achetés à la pelle.

Cette évolution n’implique pas d’abandonner les techniques obscures d’automatisation. Au contraire… mais elles deviennent plus complexes, donc plus coûteuses. Avec ou sans Google, le temps béni où on pouvait « faire de l’argent sans rien dépenser » semble bien fini.

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